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Texte de Jean-Pierre Royer
Ce film a été tourné avec des artistes de chez-nous, des visages que nous connaissons bien pour les avoir vu au théâtre ou encore au petit écran. Pour certains, c'est un avantage alors que d'autres vous dirons qu'il s'agit encore une fois d'un film québécois…. Mais ne vous y trompez pas, même si ces acteurs ont des visages connus, l'interprétation de leur personnage est telle que vous ne pourrez pas faire de parallèle avec ceux que vous avez déjà rencontrés.

Comme le mentionne le dictionnaire avec le verbe survenir, le Survenant c'est celui qui arrive à l'improviste mais dans ce film, c'est aussi celui qui, sans le vouloir, bouscule la tranquillité d'un petit village, la quiétude de ses habitants. Ce que je retiens le plus c'est la réalité des sentiments qui sont véhiculés. On y rencontre l'affection d'un père pour un étranger qui ressemble à son fils mort, l'anxiété d'un autre face à un étranger qui pourrait prendre sa place, l'amour d'une femme superbe qui a été défavorisée par la nature, etc. Tous ces sentiments sont d'une telle profondeur que les mots sont superflus pour les exprimer, tout se passe dans les gestes et surtout dans les regards. C'est probablement pour cette raison que certains trouvent que le film a certaines longueurs.

Puis, il y a la beauté de toutes ces images. On y représente les paysages québécois qui évoluent au fil des saisons, le soleil, les ombrages, les arbres, etc. C'est magnifique.

J'ai assisté à la première qui avait lieu à Québec. À la fin du film, personnes ne se levaient, personnes n'applaudissaient, il n'y avait aucun murmure. Je me suis tourné la tête et j'ai vu les artistes dans le cadre de la porte, ils étaient en attente de l'opinion du spectateur. Puis, quelques secondes plus tard, les applaudissements ont commencés. Mon message à M. Canuel fut celui-ci : Un silence peut vouloir dire deux choses soit un échec ou un émerveillement collectif et dans ce cas-ci, il s'agit plutôt de l'émerveillement.


Le Festival du Nouveau Cinéma de Montréal est heureux d’annoncer le renouvellement du soutien de la Société de Développement des Entreprises Culturelles du Québec (SODEC) pour l’organisation de sa 34e édition et de ses éditions futures. Cet appui a été confirmé par Monsieur Jean-Guy Chaput, Président de la SODEC, vendredi le 25 février lors d’une rencontre avec André Lamy, nouveau PDG du Festival, et implique aussi que le FNC reste autonome mais soit imputable à la SODEC sur le plan budgétaire.

À cette occasion, Monsieur Jean-Guy Chaput a exprimé la volonté de Madame Lyne Beauchamp, Ministre de la culture et des communications du Québec, et de la SODEC de continuer à appuyer le Festival du nouveau cinéma dans sa démarche de création notamment par l’allocation d’un montant de 200 000 $
pour son édition en octobre 2005. Le Président de la SODEC a tenu également à, personnellement, féliciter Monsieur Claude Chamberlan pour sa remarquable programmation au sein du Festival depuis ses débuts, travail reconnu tant sur la scène canadienne qu’internationale.

Doyen des événements cinématographiques internationaux au Canada, le Festival du nouveau cinéma est un tremplin pour la découverte d’œuvres originales et de qualité et explore les formes émergentes du cinéma. La 34e édition du Festival se tiendra à Montréal en octobre prochain.

Festival du nouveau cinéma : www.nouveaucinema.ca

 

Ma vie en cinémascope
Réalisation – Denise Filiatrault
Interprètes - Pascale Bussières, Serge Postigo, Denis Bernard, Michel Barrette, Johanne Marie Tremblay

Première Québécoise à s’être hissée au rang des grandes stars internationales de la chanson populaire, Alys Robi a commencé à chanter dès l’âge de cinq ans sur les scènes de Québec, sa ville natale. En une vingtaine d’années de carrière, elle a vécu des amours tumultueuses, mais a surtout charmé toute une génération par des chansons aux rythmes sud-américains telles Tico, Tico, Chik a boum et Besame mucho. Alors qu’elle est au sommet de la gloire, Alys devra mettre un frein à sa carrière. Victime d’une psychose maniaco-dépressive, elle sera internée et subira une lobotomie.

Texte de Jean-Pierre Royer
Tout un cheminement pour cette petite fille de la basse ville de Québec. Dès ses premières prestations sur l’arène de lutte on comprends qu’elle prendra la vie à bras-le-corps et que rien ne lui paraîtra impossible. Pourtant cette vie qu’elle chérie l’amène vers des expériences que je n’aurais voulu vivre pour rien au monde.

Dès les premières minutes, Denise Filiatrault nous met en contexte en présentant en parallèle l’ascension, la gloire et la déchéance d’Alys. Comme plusieurs, j’avais visualisé quelques images avant de me rendre au cinéma toutefois, je me suis vite rendu compte que l’intensité dépassait de loin la bande annonce. Ce qui le rend difficile, c’est justement le constant rappel vers sa maladie et les souffrances qu’elle a enduré.

À mes yeux, ce film n’est pas seulement l’histoire d’Alys, mais c’est aussi celle d’une maladie qui était soignée d’une façon que nous jugeons maintenant archaïque. En fait, ce film sera pour certains un rappel douloureux soit face à notre difficulté à comprendre ce que peuvent vivre les gens qui souffrent de psychose maniaco-dépressive. Mais ne vous y trompez pas, c’est également un film d’une grande sensibilité qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur cette artiste qui voulait faire son chemin en allant toujours plus loin.

Ma vie en cinémascope est une autre preuve que le cinéma québécois est capable de produire de grande œuvre.

 


 

IMMORTEL
New York 2095. Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan... Une population de mutants, d'extraterrestres, d'humains, réels ou synthétiques... Une campagne électorale. Un serial killer boulimique qui cherche un corps sain et un dieu à tête de faucon qui n'a que sept jours pour préserver son immortalité. Un pénitencier géostationnaire qui perd un dissident subversif congelé depuis trente ans et une jeune femme sans origine connue, aux cheveux et aux larmes bleus... Trois noms : Horus, Nikopol, Jill... Trois êtres aux destins convergents où tout est truqué: les voix, les corps, les souvenirs. Tout, sauf l'amour qui surgit comme une délivrance.
Un film rempli d'oppositions
texte de Jean-Pierre Royer
La fiction m’attire pour diverses raisons tel que l’imagination de l’histoire et les effets spéciaux. Dans ce film, ce que j’ai le plus remarqué c’est la quantité d’opposition ou de contraste que l’on y retrouve. Entrent les humains et les robots qui se trouvent être aussi "un genre d'humains", entrent leurs forces mentales et celle des humains, etc. Tout ça dans un décor d'une ville un peu bizarre. Cette ville est bâtie avec de vieux édifices auxquels on a greffé de la technologie futuriste. Malgré leur science avancée, les robots ou les extra terrestres si vous préférez doivent avoir recours aux humains pour se régénérer, pour conserver "la pureté de leur race". Bref, ce film a attiré mon attention du début à la fin.

 

Le secret de Vera Drake

Vera Drake est une mère de famille exemplaire et totalement dévouée à son entourage. Pourtant, derrière son quotidien apparemment banal, Vera cache une activité secrète : elle aide certaine femme à mettre fin à leur grossesse involontaire...

Une bonne âme devient prisonnière
texte de Jean-Pierre Royer

Tout le monde le dit, Vera est une mère attentionnée. Tout ce qu’elle fait tend vers l’aide de son prochain. Pourtant, elle commet volontairement un acte illégal, ce qui l’oblige à mentir et à apprendre à vivre dans le mensonge.

Ce film est magnifiquement monté. Dans les 10 premières minutes, l’histoire et les personnages sont solidement campés puis par la suite tout se déroule très rapidement. Ce petit deux heures est passé si tellement vite que je ne m’en suis pas rendu compte. Ce qui signifie que ce film est venu me chercher. J’ai volontairement voulu visionner ce film sous deux angles, d’abord celui de Vera puis sous l’angle familial. Pour Vera (Imelda Staunton), j’ai adoré sa prestation. Elle est intense et elle a su rendre son personnage réel. Quant au volet familial, j’étais curieux de voir comment ses proches vivaient le malheur qui s’abattait sur eux. Une seule expression me vient à l’esprit : ils sont jetés par terre.

Ce que j’ai un peu moins aimé c’est la finale. J’ai l’impression d’être resté sur mon appétit car j’aurais voulu savoir la suite des événements après les dernières scènes. Ce n’est pas, à mon avis, un film sur lequel nous pouvons coller une étiquette « grand public », mais il s’agit plutôt d’un bon film de répertoire. Pour les amateurs du genre, n’attendez pas trop car malgré quelques bonnes critiques, il ne demeurera pas très longtemps à l’affiche.



« Elles étaient cinq »
... à ne faire qu’une
Texte d'Annick Des Ilets

Réunies dans une maison de campagne, cinq jeunes filles ambitieuses et na?ves, mais surtout liées par une amitié extraordinaire voient leur vie basculer lorsque l’une d’entre elles, Sophie (Noémie Yelle), agressée et violée sauvagement, meurt sous les yeux horrifiés de son amie, Manon. Pour Manon (Jacynthe Lagüe), que l’on retrouvera à l’âge adulte, il ne s’agira alors plus de vivre, mais bien de survivre. Une survie dont on retrace les battements au fil de sa vie d’adulte.

Du jeu magnifique du quintette d’actrices, l’on retiendra surtout le regard transcendant de cette dernière. L’effet fût-il désiré par la réalisatrice Ghislaine Côté? À tout le moins, il opère efficacement sur l’histoire. Le personnage principal porte le fardeau de son épreuve en même temps qu’elle nous transporte avec elle dans le drame qui les réunit. Ainsi, aucun dialogue n’est inutile. Ghislaine Côté met habilement en scène des personnages accessibles dans un contexte diégétique pour le moins difficile. Les scènes du meurtre et du viol, si elles demeurent pénibles pour les spectateurs, ne sont pas pour autant gratuites ni érotisées comme le cinéma américain n’a de cesse de nous les présenter.

À l’exception de la piètre performance de quelques acteurs tenant un rôle secondaire, la qualité de la distribution et de la technique demeure digne de mention. Prix du public au festival des Films du Monde de cette année, parions que ce long-métrage outrepassera sous peu nos frontières québécoises pour connaître, en sol étranger, un succès retentissant.

Réalisation : Ghyslaine Côté

Interprètes principaux : Jacynthe Laguë, Ingrid Falaise, Julie Deslauriers, Brigitte Lafleur, Noémie Yelle, Sylvain Carrier, Peter Miller, Diane Lavallée, Louise Portal et Brigitte Paquette





SPIDERMAN 2

Deux ans ont passé et Peter Parker doit faire face à des nouveaux obstacles. Ses sentiments pour M.J. (Kirsten Dunst) sont de plus en plus forts alors qu'il réprime l'envie de tout lui révéler: son identité et son amour. Son amitié avec Harry Osborn (James Franco) est altérée par l'amertume de Harry après la mort de son père. Il mène une véritable vendetta contre Spider-Man. Tout devient incroyablement compliqué alors que Peter rencontre un nouvel ennemi, Dr. Otto Octavius - Octopus (Alfred Molina). Peter doit se servir de tous ses pouvoirs afin d'enrayer les plans de ce fou diabolique.

DÈS LE DÉBUT, J'AI AIMÉ...
Texte de Jean-Pierre Royer

La présentation est bien pensée car dès les premières images, on nous renouvelle la mémoire sur Spider-Man 1, ce qui peut aider ceux qui ne l’ont pas vu à mieux se situer dans l’histoire. Ce que j’ai aussi particulièrement apprécié c’est le côté humain du personnage et de l’histoire. L’action n’est pas exclusivement centrée sur la lutte entre deux personnages super spéciaux mais également l'effet de la lourde charge que de tels pouvoirs sur les épaules d’un simple humain.
Le côté psychologique est donc partie prenante de cette aventure. Quant aux effets spéciaux, ils sont fantastiques. Bref, j’ai aimé le premier mais à mon avis, Spider-Man 2 est encore meilleur.




Tuer Bill Vol. 2

Au cours d'une cérémonie de mariage en plein désert, un commando fait irruption dans la chapelle et tire sur les convives. Laissée pour morte, la Mariée enceinte retrouve ses esprits après un coma de quatre ans. Celle qui a auparavant exercé les fonctions de tueuse à gages au sein du Détachement International des Vipères Assassines n'a alors plus qu'une seule idée en tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous les membres de l'organisation criminelle, dont leur chef Bill qu'elle se réserve pour la fin.

Différent du Volume 1
texte de Jean-Pierre Royer

Dès le début, j’ai reconnu la même signature cinématographique que dans le Volume 1 sauf que pour le Volume 2, l’histoire est présentée différemment et il y a beaucoup moins de rouge à l’écran. En fait, l’emphase est mise beaucoup plus sur la recherche de Bill et sur la relation entre ces deux être qui cherchent à s’éliminer mutuellement. C’est d’ailleurs ce que j’ai le plus apprécié dans cette histoire. Voir Bill et Béatrice se faire une lutte phycologique est, quant à moi, l’événement qui fait le succès de ce film. Les images sont superbes et la façon choisie par Tarantino pour nous les présenter rappelle un peu le principe de la bande dessinée. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, même si vous n’avez plus le volume 1 en mémoire, ce n’est pas bien grave car Tarantino se charge de nous renouveler la mémoire avec les premières images.

Bref, Tuer Bill Vol.2 est différent du Volume 1 et ce, sous plusieurs facettes. Même s’il s’agit d’une continuité, le contenu et la façon de nous le présenter démontre un souci du détail et une volonté de ne pas tomber dans le panneau du « déjà connu ».


JEUX D'ENFANTS

Une vie entière pour se dire "JE T'AIME".
Quatre-vingts ans pour démarrer une histoire d'amour... Et tout ça à cause d'un jeu...
Ou peut-être grâce à un jeu. Sophie et Julien ont défini les règles du jeu. Ils en sont, pour le
restant de leurs vies, les arbitres... et souvent les victimes. "Cap ou pas cap ?" "Cap ! Bien sûr !" Ils sont cap de tout : du meilleur comme du pire. Bafouer tous les tabous, défier tous les interdits, braver toutes les autorités, rire, se faire mal... Cap de tout !... Sauf peut-être de
s'avouer qu'ils s'aiment.
Ce jeu commence avec un pari innocent : un pari afin d'oublier que maman est gravement malade... afin d'oublier quand toute la classe te
traite de sale Polak. Et quelques paris plus tard, le jeu devient ce qu'il y a de plus beau, de plus fort dans la vie des deux enfants. Ils jouent, ils s'aiment... Le jeu, l'amour... L'amour, le jeu : finalement c'est tellement plus simple d'être amis. Et ainsi la vie passe, le jeu reste, de plus en plus intense, comme la passion... Et chaque fois qu'ils se répondent "cap !", ils se disent, "Je t'aime plus que ma propre vie." "Cap!"

Une gentille comédie romantique
texte de Jean-Pierre Royer

Bien qu'un peu lent au démarrage, le sujet du film est intéressant. Il s’agit d’une gentille comédie romantique qui fait plus souvent sourire que rire. C'est une belle petite histoire d'amour qui émerge de ce jeu anodin d'enfants. Le jeu des acteurs est bien interprété car ils sont crédibles. J’ai noté une préoccupation particulière pour le maquillage qui me semble très minutieux car le vieillissement des personnages se fait avec le respect des caractéristiques physiques (points de beauté, cicatrice, etc.)

Par contre, certaines séquences du scénario me semblaient manquer un peu de suivi. Mais c’est un bon film, original et léger avec un côté fantaisiste; une belle fin de film, inédite et imprévisible. En un mot, je ne qualifierais pas cette sortie d'excellente, mais de belle sortie.

 

DANS UNE GALAXIE PRÈS DE CHEZ VOUS

Nous sommes en 2039, la Terre se meurt au milieu du Soleil. L'équipage du Romano Fafard se doit de trouver une nouvelle planète habitable pour y déménager 6 milliards de tatas. L'action du film se déroule avant les 2 dernières épisodes de la série télévisée. Ce qui veut donc dire que le film se déroule pendant la mmmmmission la plus importante de l'histoire de l'humanité.

Réalisateur: Claude Desrosiers
Producteur: Diane England
Scénario: Claude Legault, Pierre-Yves Bernard
Studio: TVA Films

QUEL BEAU MOMENT !

Texte de Jean-Pierre Royer
J’avais vu quelques épisodes à la télévision avec ma fille et j’avais été impressionné par le type d’humour et la qualité des acteurs. C’est ce qui m’a décidé à aller le voir et ce visionnement n’a fait qu’augmenter mon admiration. Ne vous y trompez pas, je fais partie de ces vieux qui, pour plusieurs, ne devraient pas aimer ce genre de film et pourtant, d’entrée de jeu, je vous annonce que s’il y a une suite, j’irai aussi la voir.

Ce film n’a manifestement pas été fait avec un énorme budget et c’est en partie ce qui fait son charme. J’adore ce vaisseau constitué de boîtes de conserve avec sa technologie avancée autant que celle des « Sentinelles de l’air ». Et puis, comment ne pas aimer Brad qui fait preuve de tellement de méchanceté que presque personne ne l’aime. En fait, ses ambitions n’ont d’égales que son désir de retourner sur terre ou encore de se poser sur une planète sans se soucier des quatre milliards d’êtres humains restants sur terre.

Et puis, il y a ce fameux Capitaine Patenaude qui se doit de prendre des décisions éclairées et rapides afin de s’assurer de la survie de son équipage et de la réussite de leur mission. D’ailleurs, ces nombreuses maximes démontrent fort bien son professionnalisme dans son entreprise. En voici quelques exemples : « Là où la main de l’homme n’a jamais mis les pieds » ou encore « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt parce qu’il reste de l’eau chaude ».
Dans une galaxie près de chez vous c’est un merveilleux moment de détente pendant lequel vous découvrirez des personnages attachants et avec un humour qui m’amènera probablement à le voir une deuxième fois. Qu’importe votre age, ouvrez vos esprits à ce qui peut parfois vous paraître ridicule et prenez le temps de voir ce film, vous ne le regretterez pas.


 

LA PEAU BLANCHE

Thierry vient tout juste de faire la connaissance de Claire que déjà il est follement amoureux même si elle possède la seule caractéristique qu’il n’aime pas chez une femme, une peau très blanche.

Malgré les tentatives de Claire pour décourager ses avances, ils sont irrémédiablement attirés l’un vers l’autre. Thierry l’a littéralement dans la peau et son meilleur ami, Henri, le voit dépérir. Mais quand Thierry découvre que c’était la soeur de Claire qui avait sauvagement attaqué Henri dans un hôtel; il réalise qu’il en sait bien peu sur elle et encore moins sur les mystérieuses lois génétiques de l’hérédité.

La Peau blanche, un film troublant, une intense histoire d’amour, celle de deux personnes aussi différentes que le jour et la nuit... que le bien et le mal.
site internet officiel

Du positif et du négatif
texte de Jean-Pierre Royer

Nous en avions très peu entendu parlé alors nos attentes étaient conséquentes. La majorité des acteurs sont peu connus sauf peut-être pour un des rôles principaux soit celui de Thierry que les amateurs de VRAK-TV reconnaîtront. Tous jouent bien leur rôle respectif et j’ai apprécié la qualité du langage utilisé. L’histoire est tourné à Montréal et plusieurs scènes se situent dans le métro ou à l’UQAM, par conséquent, plusieurs d’entre vous reconnaîtront facilement les lieux.

La première partie se déroule à un bon rythme et nous présente une histoire d'amour entre jeunes adultes, avec ses hauts et ses bas, même si quelques indices laissent présager que cette histoire n'est pas si simple. Par contre, dans les quinze dernières minutes, on précipite les événements comme si le réalisateur manquait de temps ou de budget et qu'il avait dû accélérer les choses afin de le respecter. On nous amène aussi sur des pistes qui nous laissent parfois un peu sur notre appétit car il n'y a pas vraiment de conclusion. À l'occasion, les prises de vue de la caméra semblent tellement proche de l'action que nous avons un peu de difficulté à suivre. Les scènes de sang ne sont pas trop macabres et elles ne durent pas une éternité. Le film se termine sur une scène qui me laisse croire qu'il pourrait y avoir une suite, ce que je doute puisqu’il n’y a pas eu un fort battage publicitaire pour inviter le public à le visionner.

Bref, malgré quelques notes négatives, c'est le genre de film que j'aimerais revoir une deuxième fois car je le soupçonne rempli de détails qui, à première vue, peuvent sembler anodins mais qui doivent avoir leur importance pour mieux comprendre les événements.


 

Voleur de vies

Illeana Scott, du FBI, sonde les esprits meurtriers. Sa méthode, basée sur l'instinct, lui permet de retrouver et de capturer les criminels. A Montréal, une équipe de détectives fait appel à ses services pour tenter de pénètrer l'esprit aiguisé d'un serial killer. Après de longues et méticuleuses observations, elle émet une théorie : ce tueur-caméléon serait un "violeur de vies", usurpant les destins et l'identité de ses victimes. Mais l'agent Scott se retrouve mise à l'écart par la police locale pour méthodes de travail peu orthodoxes et ses dons hors du commun...pour le moment!

J’ai sursauté
texte de Jean-Pierre Royer

Lors des premières images, ma première pensée fut « me suis-je trompé de salle ? », mais quelques minutes plus tard, l’action était déjà bien campée et je savais que j’étais au bon endroit.

Illeana Scott joué par Angelina Jolie, est précisément ce type d’agent du FBI qui sort de l’ordinaire. Pour vous en donner un bon aperçu sans pour autant tout vous dévoiler, je vous décrirai simplement comment elle apparaît à l’écran pour la première fois ; elle est couchée sur le sol, à l’emplacement même ou un ouvrier à découvert un corps enseveli depuis un certain temps. Elle ferme les yeux et tente de prendre la place du mort, c’est tout dire.

L’action est bien soutenue et il y a même quelques moments intenses qui font sursauter les spectateurs mais je ne vous dirai pas lesquels, je garderai la surprise. Quant aux prises de vue, au jeu de caméra, je pense qu’il mérite d’être souligné. Les images que l’on nous présentes sont souvent sombres mais c’est généralement ainsi qu’elles nous sont présentées dans ce genre de suspense. Toutefois l’ingéniosité dont ils ont fait preuve pour nous présenter la course dans la foule ou encore pour bien nous démontrer le souci du détail, le sens de l’observation de Scott est génial. Quant à la finale, je sais que les avis sont partagés mais pour ma part, je ne l’avais pas vu venir, ce qui ajoute une note supplémentaire à mon appréciation positive.

Bref, même si on confond les villes de Montréal et de Québec dans les prises de vue, il s’agit d’un bon suspense qui vaut la peine d’être vu.

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ESPÉRANCE
Une légende bien ficelée
texte de Jean-Pierre Royer

Production : Christian Larouche, Ginette Petit, Stephan Pleszczinski
Avec Patrick Labbé, Isabelle Richer, Michel Daigle, Lynda Roy, Esther Gaudette, Benoît Girard


J’ai eu la chance de voir ce film dans le cadre du Festival des trois amériques et d’entendre Stephan Pleszczinski nous raconter son aventure. Il nous précise que l’une de ses intentions était de raconter un récit réaliste tout en évoquant l’esprit d’une légende. À mon avis, il a fort bien réussi.

Toute l’action se passe en Gaspésie, c’est donc dire que la beauté des paysages est présente. On y retrouve divers personnages, tous plus sympathiques les uns que les autres, mais aussi un peu renfermés sur eux-mêmes. Il faut dire qu’ils habitent un village qui donne l’impression d’être sur le point de disparaître. En comptant les figurants, tout au plus une vingtaine d’acteurs se partagent la vedette.

Ce que je retiens principalement ce n’est pas le mystère qui s’instaure avec l’arrivée de cet inconnu mais plutôt la diversité des sentiments que sa venue provoque. Certains sont heureux de voir un nouveau visage alors que d’autres s’interrogent sur sa réelle motivation à demeurer dans un village quasi-fantôme. Somme toute, l’histoire est très bien ficelée et la graduation constante des événements nous révèle petit à petit la vraie motivation de Jules Martin.

À mon avis, la seule lacune concerne le jeu des acteurs. Ils sont excellents, mais il me semble que certains sont campés dans des personnages qu’ils ont déjà interprétés dans d’autres films ou séries télévisées. D’ailleurs, vous le constaterez par vous-même en allant le visionner, mais de grâce, que ce petit commentaire ne vous empêche pas de visionner ce qui sera sûrement considérer comme un excellent premier film pour Pleszczinski.

Je terminerai donc en empruntant les paroles du réalisateur : « Pour voir ce film, un seul conseil, sortez de la grande route pendant 2 heures pour vous arrêter dans ce petit village et laissez-vous envahir par la légende ».


JACK PARADISE

L'histoire s'inspire du parcours musical et de la carrière professionnelle de Bob Langlois (Jack Paradise), qui fut pianiste de jazz entre les années quarante et quatre-vingt. Il fut l'un des premiers musiciens blancs à se mesurer à des jazzmen de couleur.
Bien que la vie de Bob Langlois en fut l'origine, le scénario de Jack Paradise a évolué vers une vision plus globale reflétant l'histoire du jazz à Montréal et de ses célèbres nuits.

Ce film écrit par Gilles Noël met en vedette Roy Dupuis, Geneviève Rioux, Dorothée Berryman, Hugo St-Cyr.

texte de Jean-Pierre Royer
Je dois avouer que j'ai surtout été impressionné par la trame musicale. On nous sert du jazz intelligent joué avec brio. Quant au film lui-même, le montage a été réalisé de façon originale. Avec la guerre comme toile de fond, j’ai apprécié les images qui nous sont présentées en noir et blanc. Les images couleur s'apprivoisent au fur et à mesure du déroulement des années.

L'essence du film évolue dans un univers glauque qui nous est bien amené. L’atmosphère de l’époque est très bien rendue, la pauvreté, la misère, l'alcool, la fumée, le sexe, la drogue et surtout le jazz, tout est là. Comme disait Roy Dupuis (Jack Paradise) :
« C'est simple d'improviser. Tu trouves un thème simple, tu tournes autour, quelques soubresauts, tu gardes le silence, tu déphases le rythme, tu insistes un peu, tu pars dans une autre direction... ».
Une façon bien personnelle de décrire la musique qui lui coulait dans les veines.

Jack Paradise c’est un « French pea soup » parmi ceux que les gens de l’époque appelaient les « black » du vieux Montréal. Un « nègre blanc » aux doigts magiques.
site internet


L’effet papillon texte de Jean-Pierre Royer
Imaginez si vous pouviez changer le passé
Les scientifiques le disent, nous n’utilisons qu’une petite partie de la capacité de notre cerveau. C’est un domaine qui nous est pratiquement inconnu.

Dès son plus jeune âge, Evan a des trous de mémoire, mais pas de petits blancs comme vous et moi en connaissons à l’occasion. Lorsque ça lui arrive, c’est comme s’il se réveillait après plusieurs minutes et il n’a aucune souvenance de ce qui s’est passé. Son médecin a beau lui faire passer des tests, il ne découvre rien. Alors, il lui conseille de tenir un journal personnel en espérant que cet exercice lui permettrait de se souvenir de ce qui s’est passé, mais ça ne fonctionne pas. Plusieurs années plus tard, une aventure d’un soir l’amène à relire un passage de son journal et c’est ainsi qu’il découvre cette faculté. Il s’en servira pour tenter de remettre de l’ordre dans sa vie et dans celle de ceux qui le côtoyaient. Toutefois, chaque tentative l’amènera vers un résultat autre que celui qu’il espérait.

L’histoire en soit est assez simple pour ceux qui croient au monde du paranormal ou aux possibilités multiples du cerveau. Mais j’avoue qu’il faut avoir une attention de tous les instants, car manquer quelques minutes condamne le spectateur à en passer plusieurs à se demander ce qui se passe réellement.

En général, le jeu des acteurs est bon mais j’ai particulièrement apprécié celui des enfants. Ils maîtrisaient fort bien l’émotion à nous transmettre. Quant à la trame musicale, elle est excellente et réussit à mettre l’ambiance nécessaire sans pour autant rester imprégnée dans notre tête.

Si vous me le permettez, j’ai une petite recommandation pour ceux qui veulent voir ce film : une deuxième fois pour être sûr d’avoir bien compris alors que d’autres en discuteront longtemps, car les opinions seront très partagées tant sur le déroulement que sur le succès du film.

SOYEZ ATTENTIF!!! À la sortie du cinéma, j’ai surpris plusieurs personnes s’expliquant mutuellement leur propre compréhension de l’histoire. À mon avis, certains voudront le voir une deuxième fois pour être sûr d’avoir bien compris alors que d’autres en discuteront longtemps, car les opinions seront très partagées tant sur le déroulement que sur le succès du film.

 

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Tuer Bill volume 1
Wow!! Un chef-d'oeuvre cinématographique...
C'est un film à voir!


Avec le film « Kill Bill : Volume 1», Quentin Tarantino nous donne une vision apocalyptique de la nature humaine. En fait, il s'agit de la célébration d'une vengeance sanglante.

Texte de Jean-Pierre Royer
Résumer l'histoire n'est pas nécessairement chose facile mais d'une façon simpliste disons qu'une femme laissée pour morte le jour de son mariage décide de tuer froidement ses agresseurs. C'est elle qui mène le bal. Pour ce faire, elle utilise le kung fu et des techniques propres aux samouraïs. Elle manie le sabre impitoyablement et démembre ou décapite ses ennemis sans le moindre remord. Il y a du sang, du sang et encore du sang mais malgré cela, tout comme une bonne partie de l'assistance, j'ai trouvé certaines scènes à se tordre de rire.
Non pas que je veuille banaliser la violence, au contraire, toutefois, les fontaines de sang qui giclent lorsque les membres sont coupés sont tellement imagées que ça en enlève le côté sombre de la chose. Il y a aussi la scène dans laquelle Uma Thurman doit se battre contre environ 80 samouraïs qui est superbe à voir. Les chorégraphes ont dû travailler extrêmement fort pour arriver à un tel résultat. En fait, je dirais qu'il s'agit d'un mélange de «Bruce Lee» et de «Dongon et Dragon».
Concernant la réalisation, l'insertion d'images en noir et blanc, l'intégration de bandes dessinées et l'utilisation de décors pour mettre en évidence les giclées de sang font partie des petits détails qui me permettent de dire que ce film est un chef-d'oeuvre cinématographique avec un concept brillant.
Bref, pour apprécier ce film, il faut d'abord avoir l'esprit ouvert car dès le début, Tarantino nous sort du concept standard américain pour nous plonger dans son univers.
Ensuite, il ne faut pas avoir peur du sang vue la quantité de liquide rouge utilisée.
Et enfin, il faut savoir prendre le tout avec un grain de sel car même s'il s'agit en fait d'une histoire triste, l'exagération utilisée place ce film dans une catégorie à part.
J'ai hâte de voir le volume 2.
Visionner les bandes-annonces: cliquer ici.
Avec Uma Thurman, Lucy Liu, David Carradine, Daryl Hannah, Michael Madsen.
Réalisé par Quentin Tarantino (Pulp Fiction, Jackie Brown).
Action. Durée : 1h50.

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Le Traqueur
Texte de: Jean-Pierre Royer
 
Mettant en vedette: Dwayne Johnson, Rosario Dawson, Micki Duran, Jon Gries, Nina Kaczorowski, Corey Large, Brandon Molale, David Prak, Ernie Reyes Jr., Christopher Walken
Réalisé par: Peter Berg
Action, aventure, humour.
Durée: 1h40


Dwayne Johnson (The Rock) et Seann William Scott nous offrent de belles performances. Pour le volet action, il se déroule à un bon rythme tout en nous laissant le temps d'écouter et de voir ce qui se passe. Certaines scènes de combat nous présentent même des prises de luttes, ce qui était prévisible compte tenu de l'acteur principal. Les gros bras de "The Rock" nous rappellent un peu ceux d'Arnold Schwarzenegger. D'ailleurs, celui-ci fait une très courte apparition au début. Peut-être prendra-t-il sa place dans les prochains "Terminator" maintenant qu'il est en politique? Quoi qu'il en soit, celui que l'on qualifie comme étant "l'homme le plus électrisant de l'industrie sportive", Dwayne Johnson, joue très bien le rôle de l'homme musclé qui doit se servir de sa force. Quant aux cascades, il y en a peu mais le combat dans la jungle avec les rebelles, même si les effets sont un peu exagérés, est à voir. Il y a même un petit côté "Indiana Jones".
Niveau humour, c'est plutôt Seann William Scott qui couvre ce volet. J'ai particulièrement apprécié certaines scènes dont celles où Travis a un besoin naturel à soulager, lorsqu'il nous présente pour la première fois ses mimiques avant un combat et encore les mimiques causées par l'effet des drogues hallucinogènes.
"Le Traqueur" c'est aussi un film qui nous présente de magnifiques paysages de la forêt amazonienne. Les montagnes, les escarpements, les vues en plongée, etc. valent la peine. Prenez le temps de les admirer, ça vaut le coup d'oeil.
En résumé, je qualifierais le film " Le Traqueur " de bon film d'humour et d'action. Non pas un excellent film mais plutôt un bon divertissement sans avoir à se creuser les méninges.

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Bienvenue chez les Rozes
Texte envoyé par Joshua Walker

Le monde à l'envers...
Bienvenue chez les Rozes raconte l'histoire de deux évadés de prison qui attérissent chez une famille bourgeoise. Leur plan se corse et prend des allures de cauchemard quand les membres de la famille se mettent à réagir vraiment étrangement; on vient à douter de qui sont les vrais méchants...
  L'ambiance m'a quelque peu fait penser au film 8 femmes car c'est complètement surréaliste. C'est un film déroutant à souhait qui ne peut laisser indifférent!
Le travail d'écriture de ce film a dû être très difficile et on ressent la recherche et l'étude pour les personnages. Ils sont tous vraiment particuliers, proviennent de milieux divers et ont une histoire différente. Ça se sent dans leurs actes, malgré que ceux-ci sont complètement invraissemblables. Le scénario tient bien la route, même si c'est une histoire que l'on ne croirait pas possible. C'est comme si on prenait une situation et qu'on en retirait tous les sentiments pour obtenir une réflexion à l'état pur sur la nature humaine.
Je crois qu'il arrive dans la vie de certaines personnes des évènements qui viennent bouleverser complètement l'équilibre de leur vie et qui font sauter toutes les conventions sociales. C'est ce qui arrive dans cette famille et il est étonnant et intéressant d'assister à ce spectacle.
Ça nous fait réfléchir à nos qualités humaines et à ce que nous serions prêts à faire, même à des gens très près de nous, si la vie nous offrait une opportunité unique d'être 100% égoïste. Je propose ce film aux gens qui ont envie de voir le monde autrement et utiliser leur intellect pour une soirée agréable!
(2002)Comédie française. Durée: 1h 30mn.
Avec Carole Bouquet, Lorant Deutsch, Michel Duchaussoy, Olivier Saladin, Yolande Moreau...
Réalisé par Francis Palluau

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Chouchou
...
ou rire à gorge déployée!
Texte de Jean-Pierre Royer

Avant de m'y rendre, j'ai surfé sur le NET pour connaître les différentes façons utilisées par les médias pour faire la description du scénario. Mon commentaire sur ce point est le suivant :
«Les descriptions ne rendent pas justice au film. En fait, on nous présente beaucoup plus que ce qui est inscrit.»

Chouchou est une petite merveille. Gad Elmaleh y joue le rôle d'un immigrant homosexuel sans papier. Ce film nous permet de voir un peu ce qui se passe dans le monde des travestis ainsi que les craintes avec lesquelles ils doivent vivre. Mais c'est surtout et avant tout une comédie où la langue de Molière est mise à rude épreuve. Il nous faut porter une attention de tous les instants pour être en mesure de bien suivre sinon, les éclats de rire nous empêchent de saisir tous les jeux de mots. Un petit exemple ? L'expression bien connue «Vade rétro Satanas» devient, dans la bouche de Chouchou: «Va dans le métro Satanas». C'est un film axé sur un et un seul personnage car tous ceux qui l'entourent ne sont présents que pour lui donner la réplique. En plus des jeux de mots, certaines scènes déclenchent des éclats de rire à tout rompre. J'ai en tête le souper au restaurant de Sushi mais je ne vous en dirai pas plus
pour vous laisser le plaisir du «punch»!
Avez-vous vu le film Astérix et Cléopâtre ? Vous souvenez-vous de la phrase: «Cours Astérix, cours!» qui faisait référence à Forrest Gump ? Et bien Chouchou, c'est aussi un film avec ce genre de répliques. Mon avis est simple, si vous désirez passer deux heures à rire à gorge déployé, achetez vos billets, ça vaut le coup. Et un conseil: demeurez assis jusqu'à la fin du générique sinon, vous en manquerez une bonne partie ou vous ferez comme ceux qui sont restés debout dans le passage pour vraiment voir la fin.

Le Mariage
Texte de Jean-PIerre Royer


J'ai vu les deux premiers films de cette série et j'en suis sorti ravi. Je suis donc allée voir " Le Mariage " avec une attente bien précise soit celle d'avoir autant de plaisir à visionner le dernier film de Jesse Dylan que les deux premières fois et j'ai été exaucé. Disons d'abord qu'il s'agit d'un film rempli de blagues faciles pour lesquelles le niveau intellectuel n'a pas besoin d'être très élevé pour bien en comprendre le sens.
C'est probablement le but visé par le réalisateur. Dans cette dernière partie de la trilogie, on voit une certaine évolution puisque les personnages ont légèrement vieilli mais ils ne sont pas nécessairement plus matures.

Leur comportement est demeuré le même et chaque personnage a évolué dans le même sens, soit en conservant leurs idées de jeunesse.
Stifler continu à être obsédé par le sexe et le père de Jim (Eugene Levy) continu à lui prodiguer des conseils aussi insignifiants que drôles.
En résumé, si vous désirez passer un moment à vous dilater la rate sans avoir besoin de réfléchir, c'est un excellent choix.


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Au Festival International du film:
Gaz Bar Blues

Texte: Jean-Pierre Royer

J'y suis allé hier lors de la soirée d'ouverture du Festival International du Film de Québec.
Dans le discours d'ouverture, M. Serge Losique nous a dit: "Bélanger part de rien pour construire tout un monde". Sur le coup, je ne comprenais pas...puis j'ai vu le film. QUEL FILM !!!!!
Dès le début, Louis Bélanger positionne l'action dans le temps. On voit une affiche disant que l'essence ordinaire est à 56.8 cent le litre. Il y a combien de temps que nous n'avons pas payé ce prix-là?
J'ai été élevé dans un quartier de la basse-ville de Québec. Comme l'histoire de "Gaz bar blues" se passe à Limoilou, j'ai pu reconnaître non pas les lieux mais les personnages. Non, je n'ai pas connu Louis Bélanger ou le "Boss" mais j'ai reconnu la famille qui vivait dans mon quartier et qui tenait un petit garage de coin de rue.
Les personnages m'ont permis de me rappeler certains souvenirs de mon enfance, de me remémorer des visages, des expressions. Il y a aussi les voitures (ou les minounes). J'ai eu une Datsun identique à celle de Réjean et dans mon cas aussi, il me fallait beaucoup d'huile pour la faire rouler.
Ce film, catégorisé comme dramatique, a su me faire voyager dans le temps et me faire rire à plusieurs reprises. La simplicité des personnages est telle qu'elle n'en est que plus réelle. Il y a aussi le jeu des acteurs. Je ne savais pas à quoi m'attendre de Serge Thériault. J'ai l'habitude de ses mimiques comiques mais pour le drame...je n'en avais aucune idée. Mais il est excellent. Il a su représenter un personnage vrai, la copie conforme de mon garagiste de quartier. Je pourrais vous en dire encore beaucoup plus sur le film mais je ne veux pas vous donner trop d'indices. Disons simplement que ce type de personnages, vivant dans un garage, se retrouvent dans toutes les régions de notre belle province et que tous les Québécois pourront probablement se rappeler des connaissances de leur jeunesse en écoutant ce film.
Je ne suis pas devin donc je ne peux prédire quel film gagnera ce festival mais disons que les autres productions ont besoin d'être plus qu'excellentes pour avoir mon vote. 05-09-03

ÉQUIPE DE PRODUCTION
Réalisateur: Louis Bélanger
Photographie: Jean-Pierre Saint-Louis
Montage: Lorraine Dufour
Interprètes:
Serge Thériault, Gilles Renaud, Sébastien Delorme, Danny Gilmore, Maxime Dumontier, Fanny Mallette, Daniel Gadouas



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"L'Ordre" de Brian Helgeland
Surprenant comme histoire...
D'habitude les films du genre nous montrent la guerre perpétuelle entre les bons prêtres et les démons venus de l'enfer. Du moins, c'est ce à quoi je m'attendais mais ce n'est pas vraiment le cas dans ce film. Brian Helgeland nous présente plutôt l'histoire d'une confrérie religieuse appelée les " Caroliniens " qui est à la recherche de la vérité dans la plus sombre partie de l'existence.

Dans leur parcours, ils rencontrent un être appelé le "Dévoreur de péché" et c'est avec ce dernier que l'aventure se passe. Je le situe entre l'homme et Dieu "et" entre l'homme et le Diable. C'est comme s'il avait les clés du paradis et de l'enfer et qu'il pouvait décider de la direction que les mourants vont prendre.
C'est ce qui m'a un peu dérouté. Tout le long du film, je me suis demandé si cet être était bon ou méchant. Ce n'est que vers la fin que j'ai pu vraiment le situer mais je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire; j'aime mieux laisser à ceux qui aiment ce genre de film le plaisir de découvrir la vérité.
Quant aux acteurs, leur jeu est bon mais sans plus. Aucune découverte, aucune particularité à ce niveau. Heath Ledger tient le rôle principal mais il ne réussit pas à percer l'écran. Peut-être était-ce le but recherché par le réalisateur. Les images pour leur part rendent bien l'effet de suspense. Le ton est gris du début à la fin ce qui, à mon avis, situe bien l'histoire.
Une phrase de "Sara" m'a marqué. Elle montre bien le désespoir dans lequel un être humain peut se retrouver. La voici: "Je voudrais peindre des tournesols mais je n'en ai pas le courage."
Rien de particulier me direz-vous ? Peut-être mais dans le contexte, cette phrase a attiré mon attention et elle est restée dans ma tête. En résumé, si ce genre de suspense ne vous attire pas particulièrement, abstenez-vous. Mais si par contre vous êtes un adepte de ce genre de film, vous découvrirez un combat entre le bien et le mal différent de ce que nous présente habituellement le cinéma américain.

Texte de Jean-Pierre Royer

 

 

 





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