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PATRICK NORMAN




Pas pour vous ?

Vous croyez que cet artiste québécois n'a pour public que des "matantes" ou des têtes grisonnantes? Qu'il aurait dû disparaître avec les années 80 ? Patrick Norman peut être pour certains une tête de proue du quétaine et du dépassé mais, n'est-ce pas là un jugement un peu rapide ? Portrait d'un chanteur et musicien mal connu.

Patrick Norman est né en 1946 à Montréal. Il se prénomme à cette époque Yvon Éthier. Afin d'avoir un nom qui coule aussi bien en français que dans la langue de Shakespeare, il décide d'adopter le nom d'artiste qui le suit depuis plus de quarante ans de vie dans le monde de la musique. Avant même d'avoir atteint l'âge de l'adolescence, Patrick Norman participe à un concours radiophonique Les découvertes de Bill Munroe sur les ondes de CKVL. Un peu plus tard, il fait partie de plusieurs orchestres de danse, prenant expérience et maturité.

Il décroche ensuite un contrat comme chansonnier attitré dans un restaurant de Longueuil, propriété à l'époque du lutteur Claude Saint-Jean. Arrive enfin l'année 1969 où Patrick Norman enregistre son premier disque solo qui l'amènera sur le plateau de l'émission Jeunesse d'Aujourd'hui. Les années se suivirent et les albums aussi, donnant la chance au chanteur de se produire à la grandeur de la province, débordant même en Ontario et à Acapulco. Vers la fin des années 70, il anime une émission de variété diffusée à Télé-Métropole en compagnie de Renée Martel. Cette émission était orientée sur la chanson country, style musical affectionné par le chanteur. Puis, la carrière de Patrick Norman commence à perdre de son souffle avec l'arrivée à terme de son contrat de disque chez RCA. Il a déjà enregistré six albums.

Tout semblait terminé pour l'artiste. Pourtant, une chanson viendra le relancer en 1986: "Quand on est en amour". Parue comme cinquième extrait d'un album sorti deux ans auparavant, cette chanson fit remporté à Patrick Norman le Félix de la chanson populaire de l'année. On lui décerne le prix de l'album le plus vendu (plus de 250 000 exemplaires) tout en lui donnant le titre de l'interprète masculin de l'année. Encouragé par ce succès, il termine les années 80 en ajoutant un album anglophone et un album country à l'ensemble de ses parutions.

Durant les années 90, Patrick Norman nous présente une version élargie de nouvelles compositions en y ajoutant des saveurs jazz et cajun. Il obtient le respect de la critique qui affirme sans gêne que Patrick Norman est un artiste majeur de la scène québécoise. Les deux derniers disques du chanteur, "Soirée intime" (enregistré devant le public) et "Simplement Patrick Norman", démontrent clairement qu'il a survécu à l'étiquette plutôt négative que l'on colle aux années 80.

Rares sont ceux qui savent que Patrick Norman est un guitariste respecté sur la scène québécoise. L'écoute du disque "Guitare" nous le prouve bien. On a qu'à écouter sa reprise de la fameuse pièce "Dueling Banjos" pour apprécier le talent du joueur de guitare. Il a même déjà pu jouer avec son idole Chet Atkins, grand joueur de musique country aux États-Unis et surnommé "Monsieur Guitare". En parlant de son instrument, sa guitare, Patrick Norman avance qu'elle a été une complice dans sa vie et qu'elle l'a aidé à le sauver des moments difficiles. C'est probablement en se servant de la musique comme soupape de sécurité que Patrick Norman est devenu, musicalement et émotionnellement, un bon chanteur et un bon guitariste.

Pas pour vous Patrick Norman ? Avant d'y répondre, laissez vos idées préconçues de côté. Oubliez l'image du chanteur de 1987 (de quoi aviez-vous l'air à cette époque ?). Écoutez Patrick Norman d'une oreille nouvelle, comme si vous écoutiez un artiste émergent en ouvrant votre horizon musical. Encore mieux, venez le voir sur scène au Centre Marcel-Dulude le 17 mars et vous comprendrez ce que peut donner plus de quarante ans de carrière.






 

NICOLA CICCONE

Le charme italien au service de la simplicité

Le plus rital des Québécois, Nicola Ciccone, est sans conteste l’un des chouchous du public. Se découvrant très tôt une passion pour la chanson et l’écriture, il compose d’abord ses textes en italien, puis en anglais avant de traduire son inspiration en français, à l’âge de 19 ans.

C’est parallèlement à ses études en psychologie infantile, et tout frais sorti de son premier quart de siècle, que Nicola Ciccone présente un premier jet de ses compositions : « L’Opéra du mendiant ». Ce premier enregistrement se retrouve parmi les surprises automnales, en octobre 1999. Le succès est fulgurant. Non seulement l’album reçoit un accueil exceptionnel de la critique, mais 60 000 exemplaires trouvent preneurs.

Dès le début, Nicola s’implique à tous les niveaux de sa carrière : coréalisation de son album, conception de l’éclairage et de la mise en scène de son spectacle, conception et réalisation d’un de ses vidéoclips pour la chanson « Le petit monde ».

De ce premier album, 4 extraits radiophoniques atteignent la première position au palmarès des stations de radio au Québec. L’auteur-compositeur-interprète obtient 4 nominations au Gala de l’ADISQ 2000 et 2 nominations au Juno Awards en 2001.

La grande première de son tout premier spectacle a lieu en août. Sur scène, le talent de Ciccone explose littéralement et révèle un artiste complet.

En septembre 2001, il présente son 2e opus « Noctambule », qui vient confirmer son grand talent d’auteur-compositeur-interprète, mais aussi de réalisateur (l’album a été coréalisé avec Tino Izzo). Cet album-concept, au son plus rock, présente 11 chansons racontant le périple d’un personnage dans la nuit. Dès la sortie de « Noctambule », Nicola repart en tournée partout au Québec avec son nouveau spectacle.

C’est le 7 octobre 2003 qu’est lancé le 3e disque de Nicola Ciccone, « J’t’aime tout court ». Dès sa sortie, l’album se hisse au sommet des palmarès. Le succès de la chanson-titre est éclatant. Deux mois après sa sortie, l’album est certifié disque D’or pour 50 000 exemplaires vendus.

À l’automne 2004, l’album « J’t’aime tout court » atteint les 90 000 exemplaires vendus. Le chanteur est approché pour se joindre à l’équipe de la multinationale Universal France, qui compte des ramifications partout dans le monde, pour lancer son album en Europe. Il accepte.

Le 31 octobre 2004, Nicola remporte son 1er Félix au gala de l’ADISQ, dans la catégorie Chanson de l’année, avec la chanson « J’t’aime tout court ». Début 2005, il reçoit une nomination au Juno Awards dans la catégorie Francophone Album of the Year.

Suite à la sortie de son album en France, l’auteur-compositeur multiplie ses allers-retours entre les deux continents. En avril 2005, il monte à trois reprises sur la scène du célèbre Olympia de Paris, en première partie d’Isabelle Boulay, et à l’automne, il parcourt les routes de la France afin d’assurer la première partie du spectacle de Lara Fabian. Suite au succès obtenu lors de ces tournées, il est invité à chanter, les 28 et 29 mars 2006, au prestigieux Zenith de Paris.

En 2006, l’ADISQ remet à Nicola Ciccone le Prix reconnaissance pour souligner la présence du disque « J’t’aime tout court » durant plus de 100 semaines au palmarès des ventes du Québec.

En tout, Ciccone aura offert plus de 100 représentations de son spectacle « J’t’aime tout court » et l’album du même nom s’est envolé, à ce jour, à plus de 200 000 exemplaires.

Un 4e album pour Nicola Ciccone

Dans la foulée de ses nombreux succès remportés avec ses 3 albums, l’artiste est de retour en force avec son nouvel opus « Nous serons six milliards ». Pas question de suivre les modes : Ciccone garde le cap sur ses goûts et ses priorités qui sont la chanson française, les textes, la voix, la mélodie. L’album reçoit un accueil plus que chaleureux de la part du public et des critiques, si bien qu’à peine 2 mois après sa sortie (le 3 octobre 2006), ce 4e succès reçoit un disque D’or pour 50 000 exemplaires vendus.

Pour Nicola, « Nous serons six milliards » se démarque des trois précédents disques. L’auteur-compositeur est plus affranchi, il a pris du galon et a pu se permettre de prendre plus de temps, le temps de réfléchir.

L’album nous convie donc dans un univers réaliste ou poésie et musique se réinventent sans cesse. Encore plus profonds, les textes nous touchent par leur authenticité, leur beauté toute simple…

« Trésor », dont voici un extrait, est l’une des chansons qui connaît le plus de réactions de la part du public depuis la sortie de l’album « Nous serons six milliards ».

On ne peut te mesurer
On ne peut te capturer
On ne peut t’acheter
On ne peut que t’aimer

Contrairement au diamant
Tu brilles sans couper
Contrairement à la soie
Tu es douce mais sans froisser

De tous les trésors du monde
Tu es le plus beau, tu es le plus grand…

Pour terminer en quelques mots… Un album coup de cœur qui se résume en un doux moment de dolce vitae.


BÉLUGA

C’est mardi, le 12 octobre dernier, qu’avait lieu le lancement du premier album éponyme de Béluga.

Pour l’occasion, la salle La Tulipe de Montréal, était bondée de monde attendant frénétiquement l’arrivée du groupe. Il faut dire que Béluga s’est imposé sur scène par la présence de dix musiciens interprétant plusieurs style musicaux : un amalgame de musique funk, rock, rap et reggae. Ajoutez à cela des textes originaux et une présence sur scène enlevante.

Le duo, composé de Simon Landru (guitariste et compositeur pour la formation Fresh Persil) et de Clermont Jolicoeur (comédien bien connu de Watatow et 4 et demi) ont pour réalisateur Louis-Jean Cormier de Karkwa. Parmi leurs proches collaborateur et amis, on compte Batlam de Loco Locas, Liquid (Bran Van 3000), Annie Dufresne ainsi que Jean Leclerc (Jean Leloup).
La formation Béluga sera prochainement de la première partie du spectacle de Dumas à Saint-Bruno (6 novembre) et à Montmagny. D’autres spectacles sont également prévus à Sherbrooke et Trois-Rivières.

Si Béluga est né d’un projet spontané, comme se plaisent à l’affirmer ses membres, il ne risque pas l’éphémérité.


 

LA PATENTE
de DANIEL BOUCHER


La patente, le dernier album de Daniel Boucher, récolte des critiques exceptionnelles. Les critiques sont unanimes.
« Probablement le meilleur disque que le Québec aura produit en 2004. »
Claude Rajotte, Musique Plus.

La patente est distribué par Sélect sur étiquette Boucane Bleue, une entreprise fondée par Boucher en mars 2001. Elle a pour mission de soutenir ses artistes dans leur recherches de création.

Sur scène en septembre
Les fans de Daniel Boucher seront heureux d’apprendre qu’ils pourront enfin le voir sur une scène montréalaise dès la rentrée puisqu’il prendra d’assaut le Métropolis le 23 septembre prochain dans le cadre de sa tournée La patente. Événement attendu, puisque Daniel Boucher avait raflé 3 Félix pour son précédent spectacle.
Le clip Le vent soufflait mes pellicules, premier extrait de l’album La patente lancé en février dernier, est en nomination aux prochains Much Music Video Awards, qui se tiendront le 20 juin prochain, dans la catégorie Best French Video. Daniel lancera bientôt le clip de la chanson La patente.
Les billets pour le spectacle seront en vente le samedi 12 juin à midi.

   


Anny Carrier : Attends-moi

Le 31 mars, DKDD lançait le tout premier album d’Anny Carrier, Attends-moi au Musée du Cabaret Juste pour rire. Pour l’occasion la jeune chanteuse a offert une belle prestation. Elle a collaboré avec l’excellent auteur-compositeur-interprète Dany Bédar, pour la réalisation, la composition et l’écriture des chansons de son premier album, intitulé ‘’Attends-moi’’, sur lequel se retrouvent également deux titres, « Attitude » et « Ailleurs », offerts par nul autre que Desmond Child (Aerosmith, Bon Jovi, Ricky Martin). L’album d’Anny Carrier, sur étiquette Gamme/DKDD et le premier extrait, un duo mélancolique avec Dany Bédar intitulé « Reviens-moi », saura certes faire en sorte que chacun aura envie de « lui revenir »… souvent !

L'album Bleu de Luce Dufault

L’arrivée du printemps voit poindre BLEU, le tout nouvel album de chansons originales de Luce Dufault. Au nombre des collaborateurs, on compte notamment Daniel Bélanger, Pierre Lapointe, Daniel Lavoie, Sylvie Paquette, Nelson Minville, Richard Séguin, Hélène Pednault et Marc Chabot. Musiciens et complices de longue date de Luce, Jean-Sébastien Fournier et Jean Garneau signent la réalisation de l’album.
Le premier extrait de ce cinquième album, une chanson de Daniel Bélanger intitulée Tu me fais du bien, a reçu illico un accueil exceptionnel. Ces vives réactions forcent l’anticipation d’un autre beau succès pour l’attachante interprète…


 

Vincent Vallières

Le second extrait de l'album Chacun dans son espace, O.k. on part se classait la semaine dernière en 42e position en réaction forte au Top 100 BDS. D'ailleurs vous pouvez visionner ce clip via le site internet de Vincent au www.vincentvallieres.com et voter pour celui-ci sur les ondes de MusiquePlus!

Vincent...à travers le Québec!
Lundi soir dernier, Vincent Vallières présentait au Lion d'Or son tout premier spectacle de la tournée Chacun dans son espace. La prestation a eu l'effet d'une bombe dans les médias montréalais! La critique est unanime… c’est un excellent spectacle!
Vincent sera de retour à Montréal, au Lion d'Or, pour une supplémentaire le 13 mars.
Après la présentation au Vieux Clocher de Sherbrooke ce samedi 6 mars, il sera de passage à Québec, à la salle du Petit Champlain les 11 et 12 mars. La soirée en vaut assurément le déplacement!
Plusieurs autres villes seront visitées prochainement dont Petite-Vallée, Baie-Comeau, Sept-Iles, Victoriaville...suivez le calendrier de Vincent par le biais de son site internet. Hâtez-vous, la tournée s'organise rapidement!

 

Arthur H.
Une imagination débordante
texte de Jean-Pierre Royer

Sur la grande scène du Grand théâtre, Arthur H. s’est présenté à nous, accompagné de ses trois musiciens, Nicolas Repac, Jérôme Goldet et Frank Vaillant, tous vêtus de leur habit de gala. Avec sa voix rauque, il nous démontre son charme et nous prouve qu’il sait utiliser les intonations pour faire évoluer ses chansons.

D’entrée de jeu, il avoue se sentir comme un ours polaire, seul sur une petite plaque de glace face à un iceberg. Son but est simple, le faire fondre. À mon avis, il n’a pas réussi complètement et la raison en est simple, une bonne partie des spectateurs ne connaissent pas vraiment le personnage et ne savent pas tout à fait à quoi s’attendre. Il faut bien l’avouer, son style ne s’adresse pas à tout le monde. Les amateurs de Gainsbourg, Prévert ou Rimbaud y trouvent leur compte, mais ceux qui sont des adeptes de la musique populaire ne s’y retrouvent pas. Il nous présente des chansons de son dernier album, Négresse blanche, dans lequel il chante son amour inconditionnel pour le sexe opposé.

C’est aussi agréable de voir les musiciens se démener sur scène. Le plaisir qu’ils ressentent en faisant vibrer les cordes d’une guitare ou d’une contrebasse ou en frappant sur le batterie se lit sur leur visage. Même leurs mimiques nous laissent entrevoir l’état de transe dans lequel ils se trouvent.

Quant au style musical, je me suis surpris à plusieurs reprises à fermer les yeux pour écouter les envolées enflammées dans lesquelles se mélangent le blues, le jazz et un brin de musique électronique. Bref, un style musical efficace mais difficile à qualifier. Des notes graves et d’autres aigues, des sons doux et d’autres plus agaçant, mais le tout dans un ensemble qui fait bouger mes jambes sans que j’aie besoin d’en donner l’ordre à mon cerveau.

Arthur H., c’est aussi un conteur né. J’ai adoré entendre, sur un fond musical, son aventure imaginaire arrivée en décembre dernier à St-Malo dans un secteur résidentiel où se trouvait un immense centre commercial et dans lequel il voulait faire l’acquisition de sous-vêtements. Banal me direz-vous ? Et bien non. Il faut l’entendre pour avoir un excellent aperçu de son imagination débordante. D’ailleurs, il nous avoue avoir réalisé, lors de cette aventure, que nous sommes tous issus d’une longue lignée inattendue de baise qui remonte au début des temps. Je pense que ça donne une image assez juste de ce phénomène.




Stéphanie Leblanc

Mon @genda culturel est fier de promouvoir le nouveau talent québécois!..

Texte de Sylvain Lupari

Stéphanie Leblanc a été finaliste pour l’obtention du rôle de Juliette dans la production québécoise de «Roméo et Juliette». Cette performance lui ouvrit les portes à la réalisation d’un premier album, dont le lancement eut lieu sur les ondes de Musimax en octobre 2002. Dès lors, sa carrière prenait son envol.
Elle fut porte-parole du concours «Jeune Diva du Québec recherchée» et a fait une tournée promotionnelle à travers notre belle province en automne 2002. Elle a aussi fait une très belle impression lors de l’ouverture de Archambeault Musique, au Complexe les Ailes de la Mode en novembre 2002, en offrant une prestation remarquée.
Elle alla aussi égayer nos soldats lors de la tournée de spectacles pour l'Armée Canadienne aux Émirats Arabes Unis, en décembre 2002. Enfin, au printemps dernier elle a participé au spectacle «Les Divas du Québec», télédiffusé sur les ondes de TVA le 11 mai 2003. Un premier vidéoclip sortira cet automne.
Son premier album, aux intonations variées, est rafraîchissant et laisse entrevoir le beau potentiel de cette jeune diva québécoise. Distribué par Isba Music, vous le trouverez chez les bons disquaires.

 


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